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23.09.2007

Nous sommes en -35 000,

Là-bas, de ce que j'en ai vu, ça semble déjà bien mieux que là, alors j'ai donné ma lettre de démission à la khâgne, et je pars, quittant l'enculage de mouches littéraires pour de l'enculage de mouches artistiques.
J'ai même un nouvel appareil photo pour pouvoir prendre, et envoyer à Eurocreme, des clichés de moi avec/sur/dans des jeunes pseudo-artistes pseudo-anarchistes. En attendant, et comme je suis asocial et malade (genre "mon cerveau sort par mon nez" jusque dans mon mouchoir) j'ai joué avec l'Olympus. Oui, Lecteur indigent, plein de nouvelles photos à aller voir en ce dimanche prétentieux, tu as bien compris.
Pour finir, puis-je vous demander un service : prêtez attention au nombre des pigeons morts rabattus contre les caniveaux et dites-moi s'il ne vous semble pas y voir une sensible augmentation ?
En attendant, je vais me recouvrir à l'ocre rouge, genre living Sépia, et me coucher sur le ventre pour ne pas me noyer dans ma morve.
Bien à vous,

08.09.2007

Puérilement douloureux

[Je n'ai pas oublié de lire, j'ai seulement oubliié de corner des pages.
Allez, un peu de larmoyant chiant à scander]

LES JOUJOUX DE LA MORTE

La petite Marie est morte,
Et son cercueil est si peu long
Qu'il tient sous le bras qui l'emporte
Comme un étui de violon.

Sur le tapis et sur la table
Traîne l'héritage enfantin.
Les bras ballants, l'air lamentable,
Tout affaissé, gît le pantin.

Et si la poupée est plus ferme,
C'est la faute de son bâton ;
Dans son oeil une larme germe,
Un soupir gonfle son carton.

Une dînette abandonnée
Mêle ses plats de bois verni
A la troupe désarçonnée
Des écuyers de Franconi.

La boîte à musique est muette ;
Mais, quand on pousse le ressort
Où se posait sa main fluette,
Un murmure plaintif en sort

L'émotion chevrote et tremble
Dans : 'Ah ! vous dirais-je maman !'
Le 'Quadrille des Lanciers' semble
Triste comme un enterrement,

Et des pleurs vous mouillent la joue
Quand 'la Donna è mobile',
Sur le rouleau qui tourne et joue,
Expire avec un son filé.

Le coeur se navre à ce mélange
Puérilement douloureux,
Joujoux d'enfant laissés par l'ange,
Berceau que la tombe a fait creux !


-Théophile Gautier, Emaux et Camées

Monsieur Poulet fait sa rentrée

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http://ninja.lapin.org/

05.09.2007

It doesn’t matter

Et y'en a même pas un de beau cette année.
Je m'en fous, je vais m'envelopper dans du papier bulle et me faire Fedexer jusqu'à Montréal - je resterai dans le papier bulle, dans un premier temps ça fera secouer de rire les Québecois quand je les éclaterai [les bulles] et puis ça me protégera du froid et des maladies que la faune et la flore pourraient m'apporter, là-bas.
Et là-bas, aussi, je mourirai, ignare, sans plus toucher d'autre livre que le catalogue des dernières parutions d'Eurocreme.com.
Et c'est ainsi, dans la fange et l'anonymat, que s'évanouiront mon espoir et mes rentes viagères.

03.09.2007

Consolation à un hébergeur sur la mort de son blog

"Et rose elle a vécu ce que vivent les roses" (2/4 // 3/3)



Je crois voir que ce blog est mort d'une mort lente, sans soutien de ma part. Ni de la votre, d'ailleurs, hey bitches, vous auriez pu au moins relire certains machins sur lesquels, en mon temps, vous ne crachiez pas et qui ont fait la joie de vos mirettes ennuyées de skyblogs (que devient d'ailleurs mon skyblog ?)
Mais, Alexandra Catinella - louée soit-elle- vous dira que, le vrai, je ne suis pas coupable, c'est parce que je suis gémeaux, alors je m'ennuie vite, alors je suis infidèle. Alors j'ai un myspace - gasp.
D'ailleurs, sachant que les vacances finissent et que, si tout va bien, je me ferai grave moins chier à partir de maintenant que ces deux derniers mois (même si j'ai connu, je le dis parce qu'on risque de me reprocher d'y avoir manqué, de grandes joies du coeur et gnagnagna), il faut se demander ce qu'il adviendra de ce site.
Topez-là, s'il meurt, je l'enterre avec feu mon Tamagotchi.

Pâle septembre ou ’Rentrée, on n’oublie rien’*

Ai-je vraiment envie de revoir ces blondes têtes bûcheuses, de me replonger dans Kant et de dire du bien tout ensemble de Balzac, Proust et Mme de La Fayette ?
Demain ce sera une rentrée just for fun, même si dans le genre fun je préfèrerais être à Disneyland avec Goofy plutôt que là avec "ces gens-là", les litres de la nation.
Gnagnagna, crois-tu que les statues de sel ont cessé de t'attendre.

*de rien, on n'oublie rien du tout ; on n'oublie rien de rien, on s'habitue : c'est tout.

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