03.02.2008

"Le vrai remède de la douleur est placé dans l'attendrissement de l'âme, et dans les pleurs de la sensibilité"

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Qu'il est affreux de se traîner pas à pas, d'avancer en souffrant vers le terme de ses jours, de traverser dans les horreurs de l'incertitude et de l'effroi l'espace de ses dernières années, comme une longue et sombre avenue qui vous conduit au tombeau ; de se sentir s'enfoncer de plus en plus dans la noire épaisseur de ses ombres, en voyant s'éteindre par degrés la lumière mourante de l'espérance. Telle est la route horrible où ma destinée m'a forcé d'entrer sur la fin de ma carrière ; c'est le long de ces journées de peine et de désespoir, que ma triste existence a traîné ses pas douloureux.

-Young, 10° Nuit