01.07.2008
Quelques minutes après, un rat gros comme un chaton a trébuché sur ma chaussure.
12:53 Publié dans Catinades | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : seine, ébriété tempérée, complots des rats du métro
06.12.2007
Qui diable ça intéresse ?
Aujourd'hui, le vrai, on aurait cru que la population de Paris avait triplé en une nuit - un peu comme les cafards ou les punaises de lit, you see what i mean- et qu'ils s'étaient tous donné rendez-vous devant l'hermaphrodite du Louvre. Cela faisait forcément beaucoup moins de possibilité pour moi de me faire gifler par le vent dans la cour carrée et sous les portiques, alors que, depuis la Montagne Sainte-Geneviève, je dois bien me rabattre sur ces quelques minces courants d'air, qui ne valent aucunement ceux du Panthéon, ni ceux de mon balcon et sûrement pas ceux de François-Mitterrand en plein automne. Souviens-toi, biquet, de cet automne pourri dans le XIII°, où je riais encore après avoir joui.
Maintenant les vents sont fables et les parapluies résistent aux plus terribles ce qui, avouons-le, nous prive de scènes cocasses. Je me rappellerai de cette rousse qui a poursuivi son parapluie jusqu'au pied du lion de Belfort, au risque de sa vie. Une fois qu'elle l'avait repris, elle semblait se réveiller d'une crise de somnambulisme, et, se rendant compte de l'endroit jusqu'où elle était arrivée, elle n'a plus osé franchir la rue, pourtant déserte.
Mais revenons-en à l'idée moteur, première et principale, de cette causerie, et, même, concluons : pourquoi y a-t-il des trous dans l'pain ?
03:23 Publié dans Catinades | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.05.2007
Catin !
Je vaux 6 460 900 € sur HumainAVendre.com, et vous ?
"C'est tellement cheap"
16:35 Publié dans Catinades | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08.04.2007
Stuck in the middle with you
Viens, il me reste ma guitare, je l'allum'rai pour toi, et on s'ra espagnols, Jef, viens.
Dans cette étape de vacances qui me cloue à la campagne jusqu'à vendredi, je m'ennuie déjà. J'ai fait le tour exhaustif d'un dixième des fichiers audios que contient mon IPod, ce qui correspond à 3heures d'Edith Piaf. J'ai déjà pris 3 bains en deux jours et fini tous les paquets de céréales qui n'étaient pas de régime.
Dans le troisième bain, j'ai fini La Mort d'un commis voyageur, me suis rappelé que je devais toujours écrire une drame baroque d'ici fin la fin de l'année, ai constaté que Rire et Chansons diffuse toujours, c'est malheureux, exactement les mêmes chansons et à peu de choses près les mêmes comiques, quand ils n'ont pas remplacé les médiocres par d'autres médiocres. Ai aussi parcouru, plus attentivement que pendant la semaine de KKBlanc, le WAD qui s'est ouvert, superbe surprise, sur la page de la photo du type dont J. m'a dit qu'il a été son ex (le sens est là, c'est tout ; ne faites pas attention à la syntaxe). Je me suis aussi rappelé que, quand il l'avait feuilleté avec moi, J. s'est faussement indigné devant la playlist de Béatrice Ardisson, en pages 276-277, et avait sorti son portable pour envoyer un texto à Mme Ardisson, dévoilée, pour l'occasion, comme une amie de sa mère. Je levai indiscrètement les yeux au ciel et ajoutai son minet bien habillé d'ex et son accointance avec une des reines non-underground de la nuit parisienne à ce qui le sépare de moi, qui m'écroule de sommeil à 21h30 montre en main et m'habille mal chez H et M, Zara au mieux, voire des machins que D. achète chez Célio et me customise avec "de la véritable dentelle ancienne, touche!"
Dans les prépas privées, paraît-il, les professeurs recommandent aux clients ("si vous ne faites pas ainsi, vous ne pouvez pas obtenir le concours") de louer pour une ou deux semaines une maison à la campagne pour que leurs enfants, loin de l'agitation de la ville, y révisent intensément le concours, et ne fassent rien d'autre. Rendez-vous compte de la chance que j'ai et de l'ingratitude dont je fais preuve à me plaindre alors que la famille m'a laissé le domaine parental -baignoire, chats, chiens, playstation 2 inclus- pour moi seul.
De toute manière, virgule, aujourd'hui c'est dimanche, alors je retourne dormir. J'ouvrirai un bouquin demain.
Aussi, j'ai vu le premier ébat aérien de l'année de deux papillons en marchant dans le jardin.
17:51 Publié dans Catinades | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22.03.2007
Qui l'eût cru ?
Les gens sont d'une goujaterie sans nom.
Par exemple, certains d'entre eux osent ne pas m'aimer.
13:55 Publié dans Catinades | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22.02.2007
The rain in Spain
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Je sais, j'ai pas bossé, mais je vous embête !
23:00 Publié dans Catinades | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Le 21 février à Paris
Réveil dans le IVème. Il fait moins beau qu'hier, j'ai un début d'angine, mais tant pis, je prends un grand verre de jus de raisin et une biscotte de confiture. Confiture de framboise, la journée commence bien.
Je me lave, me maquille, trouve ça moche, me relave, et file vers l'arrêt de bus en disant bonjour à Rimbaud.
Le Vème est plus joli sous la pluie et dans un bus. Je me suis promis de prendre une matinée de ces vacances à grimper dans n'importe quel bus. Toujours dans le Vème, j'apprends tour à tour que la Tchécoslovaquie ne pouvait absolument pas être fasciste en 1930, que Mao est mort trop tôt, et je vérifie que, non, le Montherlant n'est pas un glacier, mais sans doute le seul auteur tragique du XXème siècle. J'envoie chier D. qui me réclame comme escort-boy et liftier, et je file dans le Ier.
Découverte, dans le Ier, du Starbeurks du Louvre. J'achète, en attendant, deux cartes postales à la boutique souvenir. Une Goya, et une Rembrandt. J'écris au dos de la Goya une baffouille pour L., je me relis, je me trouve très idiot. Je m'apprête à la déchirer quand mon rendez-vous arrive, un garçon qui, même blond, est séduisant en diable. Je le dévorerai des yeux autant que possible, résigné à ce que je ne lui plaise pas - gasp. On file à Opéra.
IIème, achat de millies cookies dans le métro. J'en mange finalement plus que lui à qui je dois un service. Quelques paroles de misanthropie en remontant vers Saint-Augustin et en évitant la foule des Grands Magasins.
Aperçevant le Gare Saint Lazare (IXème), je songe que cela fait quatre fois en deux jours que je passe devant, alors que, même quand j'habitais dans le IXème, cela ne m'est jamais arrivé.
Le VIII, c'est vraiment un arrondissement en trop. D'ailleurs on l'a bien compris ; c'est là qu'on a mis toutes les boutiques ; les rez-de-chaussée ne comptent pas plus que les étages. Tant pis, nous ne faisons que passer, qu'il achète son bidule, avant de rentrer vers le Louvre. Nous nous parlons, parfois peu. Ce garçon est vraiment très agréable.
Il me dit au revoir dans le IIIème, à l'Hôtel de Ville, en me serrant la main au passage piéton. Je le regarde partir. Pas trop longtemps, je dois résister. D'ailleurs, je le perds dans la foule et le soir tombant. Plutôt que de rentrer chez moi ou de retourner travailler dans le Vème, je grimpe à l'étage papeterie du BHV, j'achète des enveloppes et, sans la relire, je glisse dans l'une d'entre elles la carte que j'avais écrite le dos à la vitre du starbeurks. Comme je n'ai ni timbre ni patience, je vais moi-même déposer la lettre, direction le XIIIème.
Décidément pris à la gorge, je tousse dans le hall d'entrée de l'immeuble de L. Sans même penser à m'attarder plus dans ce lieu que j'ai infecté de mes miasmes, je grimpe à son étage, tente en vain de glisser la lettre sous sa porte blindée qui ne laisse rien passer. Je reste un quart d'heure sur les marches, à calmer mon coeur. Je coince finalement la lettre relativement maladroitement et je file. En rentrant vers le métro, je me perds dans le quartier chinois. J'entre chez le premier traiteur, je lui demande pour "heu (je compte ma monnaie), un euro de riz cantonais". Foutue gorge, il a dû mal entendre, et m'en met une pleine portion, pour 3euros. Je m'en fiche, j'ai faim, je lui passe un billet de 10, et en profite pour ajouter à mon addition un samossa de poulet qu'il réchauffe au micro-ondes, et que je vais manger assis sur le rebord étroit d'une cour commune, face à un "buffet à volonté". Je me dis qu'un jour j'inviterai O. dans un "all you can eat". Ce sera farouchement bon, et on se fera vomir après, avec de l'eau chaude salée et des doigts dans l'angine. Je trouve le chemin du premier métro, souris devant le Mac donald's dont l'enseigne est traduite en chinois. J'ai hésité à foncer rechercher cette lettre idiote, qui me semblait plus idiote encore à mesure que des morceaux m'en revenaient en tête. Mais je ferme les yeux assez longtemps pour manquer la station où j'aurais dû, pour ce faire, descendre. Je rentre chez moi, direction le IVème.
Un trentenaire décoloré me tient la porte du métro et me guigne. En sortant, je traite Rimbaud de ptit con. Ironie du sort, c'est moi qui ai une lettre. De D. Nostalgique et violente, pleine de reproches et d'amertume. Je pousse un soupir, je prépare un litre de chocolat chaud que j'engloutis dans un thermos, j'enfile mes chaussures, et je vais directement chez elle, plutôt que de trop réfléchir à ce qu'elle a écrit. Je suis vraiment si détestable depuis que je suis entré en prépa ?
Retour dans le IXème. Je ne veux même pas entendre parler de Saint Lazare. Je descends un arrêt trop tôt et fais le reste à pied. Explications sommaires, excuses réciproques, and all that jazz. Je repars chez moi soulagé et allegé d'un thermos chocolat-piment-canelle.
Je fais mine de ne pas voir Rimbaud, je sifflote 'Tout le monde veut dev'nir un cat' en remontant ma rue. J'ai un instant la légère crainte de voir, au mieux, L. devant ma porte, baigant de larmes ma carte (how smart!), au pire, la lettre, pas même ouverte, coincée, aussi maladroitement que je l'ai fait dans la sienne, dans ma porte. Rien de tout cela. J'enlève enfin mes chaussures. J'éteins.
01:10 Publié dans Catinades | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08.02.2007
La belle au bois dormant du 3ème type
Je suis la dame aux camélias.
Je déteste les gens, alors je les emmerde et je me roule en boule dans la couette avec un chocolat chaud.
EDIT : Et, non, je n'en sortirai pas tant qu'aucun amant éperdu n'aura fiché sur ma porte avec un poignard un coeur de boeuf encore palpitant.
18:00 Publié dans Catinades | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
31.01.2007
Musset - A George Sand
I.
Te voilà, revenu dans mes nuits étoilées,
Bel ange aux yeux d'azur, aux paupières voilées,
Amour, mon bien suprême, et que j'avais perdu !
J'ai cru, pendant trois ans, te vaincre et te maudire,
Et toi, les yeux en pleurs, avec ton doux sourire,
Au chevet de mon lit, te voilà revenu.
Eh bien, deux mots de toi m'ont fait le roi du monde,
Mets la main sur mon coeur, sa blessure est profonde;
Elargis-la, bel ange, et qu'il en soit brisé!
Jamais amant aimé, mourant sur sa maîtresse,
N'a sur des yeux plus noirs bu la céleste ivresse,
Nul sur un plus beau front ne t'a jamais baisé!
[...]
Aujourd'hui, dans l'ordre, j'ai été séduit par un loup, un biquet est revenu frapper à ma porte pour ne rien me dire et semer grand trouble et tempête sous mon crâne, puis une bébé chatte m'a parlé de ses formes.
Je me sens si zoophile les veilles de pleines lunes.
01:20 Publié dans Catinades | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.12.2006
Certes
Il faudrait que j'arrête de vouloir faire en sorte que tous les mecs que je croise tombent amoureux de moi. Je ne veux même pas les embrasser, ni coucher avec, je déteste coucher avec des inconnus, juste les entendre dire des phrases bidons comme "oh, Jean, je crois que je suis en train de m'attacher". D'autant que je n'aime pas, moi, je ne m'attache pas, je m'habitue. Putain d'ascendant Cancer. Mais je suis gémeaux, alors, aussi moche, jeune et con que je sois, je vais sans doute continuer à vouloir qu'on s'attache, et à me faire réveiller en pleine nuit par des textos désespérés sur mon téléphone parce que, merde, j'ai encore oublié de l'éteindre. Merdencore, j'ai oublié de m'éteindre. Je m'embrase dans ce jeu idiot où je me perds à chaque victoire. Heureusement, putaind'ascendantcancer oblige, je suis sérieux. Je lis Verlaine et je tape du pied comme il faut, je marque la césure, et je ne m'endors jamais après 2h. Ou, si je ne m'endors pas, je me force à rester éveillé pour lire des trucs que je ne comprends pas, ou écrire des machins que je n'arrive pas à relire, parce que dans mon studio, on a vite fait de s'allonger sur le lit, et, allongé sur le lit, on écrit. Qui j'ose aimer ? J'ose aimer ce que je pourrais être mais à côté de quoi je passe sans cesse, alors je m'en veux, et quand je rentre chez moi, dans l'ascenceur, je me cogne la tête contre la vitre en expirant très fort. J'ose croire que j'aime encore O., parce qu'il est responsable de ma dérive, parce qu'il m'a montré qu'à deux c'est fabuleux, et que les oiseaux chantent, même quand on se réveille le matin, la gueule enflée, face à l'autre. J'ose aimer, malgré cela, des oiseaux de passages, des A., des J., des L., à qui je souhaite bien du courage pour m'apprivoiser. Je n'aime pas ces mots sans rime ni raison, sans césure ni sans coda rigolote, alors, j'arrête ici.
01:25 Publié dans Catinades | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Catin


