19.10.2007

Où l'on s'épate et pas seulement de lapin

"Dans une autre tombe, appelée le "grands puits de la mort", le caveau contenant la royale dépouille ne fut pas retrouvé, mais soixante-quatorze personnes étaient là pour l'accompagner, des femmes en majorité, dont les corps étaient allongés, bien alignés, les jambes légèrement repliées, dans leurs plus beaux atours ; vingt-huit parmi elles portaient un cercle d'or sur la tête et un dégagement attentif permit de constater que les autres en avaient eu un d'argent qui n'avait pas supporté la corrosion ; les chariots, les boeufs, les lyres, les armes, tout était dans un ordre tel qu'il laisse supposer que c'est de son plein gré que cette suite s'est sacrifiée pour accompagner son maître. On peut en déduire aussi que leur mort n'a pas dû être brutale ; vraisemblablement, elle fut l'oeuvre d'un poison absorbé dans le caveau lui-même et qui a fait son effet une fois que chacun eut pris sa place avec ses instruments de musique, ses armes, ses bijoux ; aucune trace de révolte ; néanmoins il faut sans doute admettre que lorsque la mort eut accompli son oeuvre, un homme est descendu dans la tombe pour rectifier les positions des corps, tant était parfaite l'ordonnance de la sépulture ; un point pourtant, un détail, finement remarqué par le fouilleur, met dans le tableau une note imprévue : l'une des femmes n'avait pas son cercle d'argent sur la tête, on devait le retrouver sous son corps à la hauteur de se main, aplati et déformé ; et le fouilleur d'imaginer qu'en retard pour la cérémonie, elle n'avait pu poser son bandeau sur sa tête et qu'avant la minute fatale elle n'avait eu que le temps de s'installer à sa place."
Jean-Claude Margueron, la Mésopotamie

16.10.2007

Exeat

Exeam! même
J'ai reçu il y a peu le certificat selon quoi Riton Bâton-Vé avait reçu ma lettre de démission (ce mot me reste toujours en tavers de la gorge ; j'veux dire, mince, quoi, considérant mes résultats au concours, ce sont eux qui auraient dû me renvoyer, du moins aurais-je pu espérer des indemnités.)
Je me plains, je me plains, mais j'ai malgré tout reçu en retour les chèques non encaissés que j'avais faits pour payer ma scolarité. Je peux toujours me rassurer en me disant que j'ai fait une semaine de cube à l'oeil. Ca n'a rien de rassurant, je serais devenu fou, i mean, plus fou que normalement.
C'est donc la dernière note de la catégorie "Je déteste la khâgne", sauf si je tente malgré tout le Concours noir une deuxième fois - après tout, j'ai théoriquement le bagage et le niveau, uhm.
Autrement, puisque personne ne s'en inquiète, je vais bien ne t'en fais pas, l'EcLou c'est cool, on passe des heures sur la céramique et ça me passionne, et joue au trivial pursuit sous les remparts du Carrousel.
Bientôt ici (pardon pour les travaux, demain sera plus beau) : une vague considération sur quoi porter cet hiver et un extrait d'Iphigénie.

23.09.2007

Nous sommes en -35 000,

Là-bas, de ce que j'en ai vu, ça semble déjà bien mieux que là, alors j'ai donné ma lettre de démission à la khâgne, et je pars, quittant l'enculage de mouches littéraires pour de l'enculage de mouches artistiques.
J'ai même un nouvel appareil photo pour pouvoir prendre, et envoyer à Eurocreme, des clichés de moi avec/sur/dans des jeunes pseudo-artistes pseudo-anarchistes. En attendant, et comme je suis asocial et malade (genre "mon cerveau sort par mon nez" jusque dans mon mouchoir) j'ai joué avec l'Olympus. Oui, Lecteur indigent, plein de nouvelles photos à aller voir en ce dimanche prétentieux, tu as bien compris.
Pour finir, puis-je vous demander un service : prêtez attention au nombre des pigeons morts rabattus contre les caniveaux et dites-moi s'il ne vous semble pas y voir une sensible augmentation ?
En attendant, je vais me recouvrir à l'ocre rouge, genre living Sépia, et me coucher sur le ventre pour ne pas me noyer dans ma morve.
Bien à vous,